800 contrats aidés pour les communes : les maires dénoncent une répartition “intenable”

Sur les 4 000 contrats PEC attribués à La Réunion en 2026, seuls 800 iront aux communes. Une décision qui fait bondir les élus, déjà confrontés à des budgets contraints et à des besoins croissants.

Le chiffre a suscité des réactions vives parmi les élus locaux : 800 contrats Parcours Emploi Compétence (PEC) pour l’ensemble des communes et intercommunalités de La Réunion en 2026. Ce montant est jugé largement insuffisant face aux besoins croissants, alors que ces contrats sont essentiels au fonctionnement quotidien des collectivités.

La répartition, annoncée à l’issue d’une réunion en préfecture, laisse peu de marge de manœuvre : sur les 4 000 contrats attribués à l’île, 1 700 sont destinés au Conseil départemental, 1 000 au tissu associatif et 250 aux emplois verts portés par la Région. Les communes doivent donc se partager un reliquat réduit, avec des contrats de six mois financés à seulement 40 % par l’État.

Les maires expriment leur mécontentement, d’autant plus que cette décision a été prise sans concertation préalable, alors que les budgets locaux ont déjà été votés. Cela entraîne une incapacité d’ajustement à court terme, dans un contexte financier déjà tendu.

À quelques mois de la rentrée, des élus évoquent déjà une organisation compromise

Les conséquences s’annoncent concrètes et rapides. Dans les écoles, ces contrats sont cruciaux pour encadrer les enfants durant les temps périscolaires et assurer le bon fonctionnement de la restauration scolaire. À quelques mois de la rentrée 2026, certains élus craignent déjà une organisation compromise. La situation est également préoccupante pour l’entretien des espaces verts, qui constitue un enjeu sanitaire et environnemental sur l’île.

Au-delà des services municipaux, les élus redoutent un effet domino sur le plan social. Dans une île déjà marquée par la vie chère et la hausse des carburants, la réduction de ces contrats aidés pourrait fragiliser davantage les populations les plus précaires et compliquer l’action des collectivités.

L’Association des maires de La Réunion, par la voix de son président Serge Hoareau, entend désormais défendre un rééquilibrage. Car derrière ces 800 contrats se cache la capacité des communes à assurer leurs missions de service public, qui est aujourd’hui mise sous pression.

Source : Zinfos974.

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